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Solitude dans les thermes

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L'épine du Mal

SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 25/12/2013
MISSIVES ENVOYÉES : 28
PIÈCES : 0 Couronne d'Or, 2 Pistoles d'Argent, 10 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Slevín.
J'APPARTIENS AU PEUPLE : des ßødb.
MON ÂGE EST DE : 60 ans
ON ME RECONNAIT COMME : Voleuse
JE SUIS AUSSI : Daithe Unaalakh
CRÉDITS : Medusa
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Ce message a été posté le Ven 14 Fév - 21:11.
U
ne journée bien trop longue qui n'a pas rapporté suffisamment.
Parfois Nalinra se demandait s'il ne serait pas mieux de se trouver un boulot... mais sans expérience et avec son physique la seule chose qu'elle dégoterait serait une paire de bas pour aller faire le tapin. Et encore, si glacial, si autoritaire et si malsaine, pas sûr qu'elle attire assez de clients... Comme quoi, la beauté de fait pas tout. Et puis trouver un travail ferait d'elle un stupide mouton de la société... Là encore, hors de question, elle aimait aller et venir à sa guise, faire ce qu'elle voulait de ses journées et dès ses nuits sans que personne ne lui dise quoi faire. Un petit bonheur qu'elle tentait de conserver par tous les moyens.

Glissant quelques pièces dans la main du gardien, la belle esquissa une légère grimace. Sa bourse déjà bien légère l'était encore plus, une sensation bien désagréable. Soit, ce soir elle ne mangerait pas en revanche, il était nécessaire de se détendre aux thermes. Trois pièces bien distinctes, la première bien trop bondée à son goût, idem pour la seconde... Elle qui aimait le calme, la tranquillité et la solitude... Nal emprunta le chemin qui menait à la troisième zone et par chance, il y avait peu de monde. Elle observa les quelques profiteurs des lieux dont une mère avec ses deux enfants qui jouaient dans l'eau comme si de rien n'était. La voleuse soupira et s'éloigna, cherchant un coin plus calme où les cris joyeux des marmots ne viendront pas pourrir sa baignade. Quand enfin elle trouva, la belle dénoua le peu de tissus qui couvraient son corps et le laissa s'échouer sur la pierre chaude des thermes, laissant son corps gracile décoré de dessins et de bijoux corporel à la vue de qui passerait par là.

Avec sensualité, Nalinra se glissa dans l'eau doucement, savourant la chaleur qui envahit son corps jusqu'à ses hanches. Les bruits des enfants semblaient lointain, juste un écho dans les thermes alors qu'une légère brise s'engouffra par un trou dans le haut de la grotte. Légère, douce... Nalinra s'avança doucement et observa l'ouverture naturelle, le ciel sombre de ce début de soirée était visible ainsi que la myriade d'étoiles qui le recouvrait. Une très belle vue qui avait de quoi apaiser son esprit tourmenté. Lentement, la ßødb ferma les yeux et s'enfonça dans l'eau jusqu'à se retrouver sous la surface. Pendant un instant, la chaleur de l'eau fut légèrement désagréable puis enfin, Nalinra remonta à la surface, basculant la tête en arrière tout en plaquant sa chevelure d'ébène sur son crâne, ouvrant les lèvres pour soupirer de bien-être. Rien ne valait la chaleur bienfaisante des thermes, aussi bien pour le corps que pour l'esprit.

À travers les tumultes lointains des baigneurs et le clapotis de l'eau mêlé au bruit léger du vent, Nal sentit immédiatement un léger bruissement de tissus. Quelqu'un était là, tout près. Rapidement, elle fila se glisser derrière un rocher dont la surface était tiède puis elle se pencha, observant, à demi camoufler derrière la pierre, l'inconnu qui venait de se glisser dans l'eau à son tour. Dommage, elle qui avait espéré être tranquille se voyait obliger à partager son petit coin avec quelqu'un d'autre.



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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 23/12/2013
MISSIVES ENVOYÉES : 24
PIÈCES : 0 Couronne d'Or, 3 Pistoles d'Argent, 15 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Vaughñ.
MON ÂGE EST DE : 19 ans
ON ME RECONNAIT COMME : Danseur de lames itinérant
DANS MES POCHES, IL Y A : Le strict nécessaire pour voyager, quelques sous, des vêtements dans un sac huilé, mais surtout le nécessaire pour chaque performance, deux lames en acier rangées dans d'élégants fourreaux bleutés pendus à un baudrier enroulé autour de sa taille.
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Ce message a été posté le Ven 14 Fév - 23:17.
Oyez oyez ! Avoir pignon sur rue n'est pas facile, dans un endroit comme la Cité Grise ! D'autant moins quand on n'est qu'une troupe de saltimbanques. Cependant, notre héros est ici, battant le pavé froid, charmant et interpelant avec toute la fougue de sa jeunesse, rabattant le chaland vers les roulottes colorées et l'estrade improvisée. Les artistes aux tenues chamarrées jonglaient et et crachaient le feu, montrant leur force et vantant le spectacle qui allait bientôt débuter. Mais passons donc sur toute cette agitation, et descendons, concentrons-nous sur la chevelure flamboyante qui nous intéresse véritablement.

Revêtu de sa sempiternelle tunique bleue et de son armure, les lames aux côtés, le jeune homme sourit, glisse un mot agréable à une femme d'un certain âge qui le dévore des yeux, et s'éclipse dans une roulotte. Le spectacle continue, et c'est le moment ou jamais d'y apporter sa patte. Parce que son spectacle n'était pas unique, mais il était rare. Et parce que voir danser un homme n'était pas aussi fréquent, semblait-il. Parfois, il lui répugnait d'être présenté comme une bête de foire. Il se sentait... comme une prostituée devait se sentir, à se dandiner devant les maisons closes en tenue légère. Exactement ce qu'il faisait.

*Mon corps est un Temple et n'appartient qu'à moi. Mon corps est un Temple que je dois préserver. Mon corps est un Temple que je dois entretenir.* Un soupir lui échappa. Parfois, il avait simplement l'impression que son corps était un moulin ouvert aux quatre vents mais qui ne pouvait moudre le moindre grain. Parce qu'il ne pouvait se permettre d'être attaché à une femme. Parce que sa "réputation" était importante pour le fonctionnement du groupe. Il n'avait pas exactement l'arrogance de croire que son seul physique remplissait les gradins virtuels de leur salle de spectacle en plein air, mais chaque pièce était bonne à prendre, et s'il représentait un atout, alors...

Il secoua la tête, la fine tresse de cheveux roux battant son dos, avant d'entreprendre de retirer l'armure. Nul besoin pour lui de se remémorer la raison pour laquelle il lui fallait tant travailler pour s'intégrer à cette Troupe. Ses exactions passées. Rédemption n'était pas un mot qu'il appréciait. Il ne jugeait pas avoir mal agi. Étouffant une grimace, il retira la tunique, dévoilant ses muscles ciselés, et un hématome sur ses côtes. Les bottes et les braies suivirent le même chemin, jusqu'à ce qu'il ne porte plus que sa tenue de danse. Représentation douce, ce jour. Les rubans, uniquement. Un peu de maquillage et d'huile plus tard, il était fin prêt, ses pieds bandés glissant sur le bois ciré, avant de pouvoir poser le pied sur la scène, et de se laisser porter par la musique.


Lentement, la musique commence. La forme prostrée de notre héros se déploie, rubans inertes, mouvement lent et mélancolique. Puis peu à peu, La musique s'intensifie. Le tambourin rejoint la flûte, et le bruit rythmé des pas fait un contrepoint aux instruments alors qu'il se plis, se déplie, se jette, saute et danse, tout de grâce et de précision, devant les spectateurs admiratifs. Pas tous, bien sûr, car quelques malins repèrent le filon et n'hésitent pas à vider les poches des curieux. Les rubans volent, tourbillons colorés, ailes éphémères alors qu'il semble à peine effleurer les planches. Puis, sur un dernier éclat, il s'effondre, la narration achevée. Le temps se suspend, le brouhaha du marché semble lointain, avant que les premiers bruits de piécettes ne retentissent.

Péniblement, essoufflé, le danseur, notre héros du jour, se relève et salue, avant de quitter la scène, cédant la place à des enfants aux doigts agiles et rapides, et au Chef de Troupe, qui clôture le spectacle. Mais peu importent les paroles, car déjà le jeune homme, chaussé, vêtu et armé, s'échappe dans la foule, le fanion reconnaissable de sa chevelure de feu éteint par la pellicule de transpiration dont il est couvert, faisant glisser l'huile en rigoles désagréables et poisseuses le long de sa peau. Son pas est rapide, son souffle encore court alors qu'il descend dans le ventre de la Montagne, vers les thermes si réputées de la Cité, où nous le suivons. Des pièces sont échangées et il longe, enfin seul, les bassins. Les discussions animées l'accueillent tout d'abord, puis les cris joyeux d'une petite famille.

Il n'a jamais eu l'heur de jouer avec des frères et sœurs de son âge, ou d'avoir de jeunes parents. Mais il n'y songe qu'un instant, stoïque dans l'air tiède et humide. Nombreux seraient ceux à la trouver froid, mais ces montagnes-ci n'avaient pas le tranchant de celles où il avait vu le jour. Cependant, il avait besoin de calme, de tranquillité. De se laver sans être observé. Il poursuivit sa route. Bonne pioche, le troisième bassin semblait désert. Avec un soupir, il s'arrêta enfin, retirant rapidement et sans ménagement ses vêtements, avant de commencer à se laver presque avec frénésie. Il voulait tout chasser de son corps et de son esprit. La sueur, les onguents, la poussière, l'odeur écœurante du métal qui lui collait à la peau. Faire disparaître le voyage, les longues heures, la proximité, la tension, la surveillance, et surtout, l'impression d'être vendu, offert, au regard du plus offrant.

Il aimait cette vie, plus qu'il n'aurait pu le dire, plus qu'il ne l'aurait avoué, malgré son honnêteté. Il l'avait choisie alors qu'il était encore trop jeune pour être véritablement conscient des conséquences. S'y était accroché malgré les difficultés. Continuait à apprendre d'elle à chaque instant. Il frotta plus fort encore, avant de finalement se rincer, avant de se glisser dans l'eau, laissant la chaleur l'envelopper. Pour quelques instants, au moins, il se sentait bien. Propre. Comme la neige qui entourait le chalet au petit matin. Un sourire effleura ses lèvres, alors que repassait dans son esprit l'enseignement de son maître d'armes. *Mon corps est un Temple et n'appartient qu'à moi. Mon corps est un Temple que je dois préserver. Mon corps est un Temple que je dois entretenir. Nulle main n'apportera la corruption dans mon Temple. Nul esprit ne pervertira le mien. Mon esprit est un Temple et n'appartient qu'à moi. Il tient solitaire sur la montagne et défit le vent et les nuages. Mon esprit est un Temple et défit le temps. Mon esprit est un Temple et restera pur, pour que seules les armes et la danse y aient leur place, à jamais.*


Lan parle en Steel Blue : #236B8E

L'épine du Mal

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Ce message a été posté le Sam 15 Fév - 16:41.
Q
ui était ce jeune homme à la chevelure rousse ?
Nal plissa légèrement les yeux, continuant de l'observer alors qu'il frottait sa peau pour se débarrasser d'une couche de sueur. Les muscles finement ciselés de l'inconnu arrachèrent une légère moue à la voleuse qui se délectait de la vue... Beau garçon quoiqu'un peu jeune. Nalinra colla un peu plus son corps nu contre la roche chaude et continua d'observer secrètement l'adorable inconnu qui se détendit sagement dans l'eau. Généralement c'était les hommes qui se livraient au voyeurisme mais... autant profiter de la vue mais si ce garçon venait de briser le moment de solitude de la ßødb.

Alors que Nalinra se complaisait dans sa contemplation plus qu'agréable, un bruissement d'eau non loin d'elle l'arracha à ses rêveries. La belle fronça faiblement les sourcils et détourna le visage pour poser son regard sur la silhouette d'un autre homme un peu plus loin. Grand, incroyablement bien battit, les cheveux coupés très court et de grands yeux verts : Varick, l'homme de main de Lorhedôn, son père. Nalinra eut l'impression que le monde s'écroulait autour d'elle... C'était lui que Lorhêdon avait envoyé pour assassiner Boldher, son ancien petit ami qui avait fini la gorge tranché. La voleuse cessa de respirer et recula lentement, par chance Varick n'avait pas encore vu. Qui sait ce qu'il lui ferait subir si jamais il la découvrait car Lorhêdon n'avait de cesse que de poursuivre son unique héritière et trouvait toujours un moyen de la châtier.

Il lui fallait un plan et vite. Nalinra s'enfonça un peu plus dans l'eau et continua de reculer doucement avant de contourner la pierre se retrouvant à tout juste quelques mètres du petit rouquin. La belle pivota sur elle-même et observa le garçon un instant avant d'esquisser un sourire carnassier... Soit, ce serait lui son moyen de diversion. Rapidement Nal s'approcha, se glissant entre les cuisses de Betelan d'un mouvement rapide et fluide et se colla à lui, plaquant une main sur sa bouche et murmura :

« Pas un mot... joue le jeu et je te laisserais en vie. »


Ce n'était pas des paroles en l'air. Si le vol était sa principale activité, le meurtre faisait aussi parti de ses pratiques. Bien moins courante cependant, elle ne le faisait qu'en échange d'argent. La belle se pencha légèrement, observant la silhouette de Varick qui sortait de l'homme, nu comme au premier jour et beau comme un Apollon. Nalinra serra les dents et plongea son regard dans celui du rouquin.

« Maintenant soit un gentil garçon et laisses toi faire. »

Retirant sa main, elle saisit le visage du jeune homme et plaqua ses lèvres sur les siennes, l'embrassant sensuellement. Visage caché par celui de Betelan, elle ne risquait pas d'être reconnu... du moins elle l'espérait. Alors que sa langue se fraya un chemin entre les lèvres chastes du garçon pour approfondir le baiser, Varick passa près d'eux après avoir enfilé son pantalon et les observa un œil froid. Le sexe n'était pas bien vu chez les ßødb et Varick n'appréciait pas de voir un couple se livrer à une séance de câlins intensifs dans un lieu public. Sans même chercher à en savoir plus, l'homme de main de Lorhêdon se contenta de détourner le regard et d'accélérer le pas, préférant se tenir loin des faux tourtereaux. Une fois hors de son champ de vision, Nalinra mit fin au baiser et esquissa un sourire malicieux, mettant une légère tape sur la joue du saltimbanque.

« Brave garçon... tu viens probablement de me sauver la vie. »



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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 23/12/2013
MISSIVES ENVOYÉES : 24
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Ce message a été posté le Sam 15 Fév - 19:19.
De notre position privilégiée, observons encore la pièce qui se déroule sous nos yeux. Les protagonistes se sentent seul, chacun de leur côté.  Quoique... Notre héros naïf, profitant de la béatitude et de la chaleur de l'eau pour détendre ses muscles fortement sollicités durant sa performance, s'enfonce peu à peu dans le bassin, les jambes molles, les coudes posés sur le rebord. Un clapotis lui fait tourner la tête brusquement.

Ses yeux gris-bleu se fixèrent instantanément sur la large silhouette. Rapidement, il baissa les paupières et détourna le regard. Il aimait beaucoup les bains. Il se pliait sans problème aux us et coutumes de la Cité. Et pourtant, il n'appréciait pas d'être exposé, d'être nu, au vu et au su de tous. Il était jeune, encore, si jeune, quand il se souvenait des enseignements de son maître. Il possédait un contrôle si branlant. Il inspira profondément avant de relâcher, tout doucement, l'air conservé dans ses poumons.

Il plonge la tête sous l'eau, alors que le second protagoniste contourne le rocher derrière lequel elle l'observait. Il secoue la tête, projetant des gouttelettes à droite à gauche, et aperçoit le jeune femme. Le regard fixé sur la silhouette émergeant du bassin, ses longs cheveux noirs, ses formes épanouies, il se fige.

Durant quelques longues et douloureuses secondes, il envisagea très sérieusement la possibilité de quitter purement et simplement les thermes. Levant les yeux vers la roche qui le surplombait, il tenta de s'ancrer à la pierre. Ce n'était pas son élément. En plein forêt, peut-être, aurait-il pu se concentrer sur autre chose, sur les sons, sur les herbes sous son dos nu, sur la canopée au-dessus de sa tête. Mais ici, il n'avait que l'eau, qui s'écrasait en vaguelettes brûlantes sur son corps, que les bruits de la foule, dans les autres bassins. Et la déconcentration, qui a permis à la jeune femme de se glisser contre lui.

Le choc le fit se rencogner contre la pierre, et il se sentit acculé. Ses mains ne bougèrent pas, serrées sur le rebord humide, ses muscles bandés, la tension le gagnant rapidement. La main sur ses lèvres lui fit froncer les sourcils, avant que ses paroles ne finissent de détourner son attention et de le glacer. De façon surprenante, son esprit sembla se calmer, se vider, ne laissant plus que l'objectif, lui permettant d'oublier le corps nu contre le sien.

Il se demanda si elle savait, ou s'il ne s'agissait que d'une étrange coïncidence, qui le cueillait alors qu'il était au plus faible, au plus vulnérable. Il n'avait pas véritablement envie de mourir, s'il devait être honnête, et même s'il ne comprenait pas la raison de sa présence, il ne dit rien, fixant ses prunelles brumeuses dans celles de la femme. Il s'apprêtait à hocher la tête, lorsqu'elle détourna le regard. L'homme. Celui qu'il avait vu un peu plus tôt.

La suite le prit par surprise, totalement. Il se figea en sentant sa bouche s'écraser sur la sienne. Il aurait voulu la repousser, s'éloigner, s'enfuir. Mais si cet homme voulait sa mort? Pourrait-il, en son âme et conscience, la laisser ainsi? Il n'avait nul besoin de sauver la veuve et l'orphelin, il n'était pas un chevalier, ou un justicier. Il n'avait qu'un objectif. Mais il était aussi idéaliste et naïf. Il aurait tant voulu pouvoir sauver tout le monde, quel que puisse en être le prix.

Avec résolution, il se décida donc à jouer le jeu, refermant les bras autour de la jeune femme, l'effleurant à peine du bout des doigts, hésitant. Dans sa tête, le mantra enseigné par son Maître ne cessait de tourner. *Mon corps est un Temple et n'appartient qu'à moi. Mon corps est un Temple que je dois préserver. Mon corps est un Temple que je...*

Toute pensée cohérente s'interrompit alors que les phrases apaisantes explosaient comme autant de bulles de savon. La langue inconnue effleura la sienne, et ses mains caressèrent le dos marqué avec un peu plus de hardiesse. A cet instant, il n'était plus un guerrier, il n'était plus un artiste, il n'était plus un Protecteur. Il n'était qu'un jeune homme perdu dans les affres de la... passion, fort probablement. Une fièvre qu'il s'était refusé à ressentir jusque-là. Et il savait confusément, dans un coin reculé et étouffé de son esprit, qu'il n'aurait pas dû la ressentir, aujourd'hui encore.

La tape sur sa joue le sort des brumes qui l'attiraient vers le bas, et il la relâche, les joues brûlantes et les yeux écarquillés.


Voyez notre jeune héros qui la repousse, s'éloigne, confus, perdu, dans la mauvaise direction, s'enfonçant plus loin dans le bassin, vers les rochers d'où elle a émergé. Il secoue la tête, se cache le visage derrière ses mains fines, couvertes de discrètes cicatrices. Il semble presque trembler. Colère? Désir? Désespoir? Difficile à dire. Peut-être même les trois. Il inspire profondément, rapidement, son corps tendu contredisant visiblement ses efforts pour s'éloigner.

Non, non, c'était une erreur, qu'avait-il fait? Il était faible, si faible, si perdu. Le regard détourné, la voix encore chargée de l'envie qu'il avait ressentie, qu'il aurait aimé ne pas aimer.

"Damoiselle... Tu... Tu es une très belle jeune femme... tu ne devrais pas faire... ce genre de chose ce... n'est pas... C'est... dangereux."

Sans doute un meilleur mot pourrait être choisi, mais il n'en a cure, semble-t-il. Notre jeune héros, comme vous le voyez, s'immobilise dans l'eau chaude qui le couvre jusqu'à la taille. Il triture sa lèvre entre ses dents, cherchant où fixer son regard pour ne pas observer la tentatrice. La scène, alors que nous baissons le rideau, est ainsi. Immobile, figée, silencieuse, les cris et rires se répercutant en échos assourdissants le long des parois, le clapotis de l'eau comme seule preuve de la réalité de cette vision. Et désormais... Que s'ouvre la seconde scène !


Lan parle en Steel Blue : #236B8E

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Ce message a été posté le Dim 16 Fév - 23:40.
B
ien que Nal sentait un fort manque d'expérience et beaucoup de surprise, le baiser n'avait pas été désagréable. Voilà longtemps qu'elle n'avait pas senti les mains d'un homme sur son dos... sentir les doigts du jeune homme se crisper sur sa peau lui arracha un long frisson de plaisir. Mais toute bonne chose à une fin... en revanche, ce à quoi la voleuse ne c'était pas attendu, ce fut la réaction du garçon qui se mit à la fuir comme si elle avait la peste. Nal entrouvrit la bouche de surprise, le suivant simplement du regard.

« Que... quoi ? »

Elle secoua légèrement la tête. Dangereux ? Pour qui ? Lui sans aucun doute, car c'était elle le prédateur dans l'histoire. Voilà longtemps que personne n'avait réussi à la surprendre de la sorte. Nal resta un instant hébété à fixer le jeune rouquin, incapable de dire qui que ce soit. Que répondre a cela? La belle reste interdite pendant un moment avant de retrouver ses esprits... Nalinra arque un sourcil et observe son bel inconnu tenter de se défiler... Pauvre chou, sans aucune expérience, probablement son premier baiser à en juger par son comportement. Voilà qui compliquaient les choses... Nal avait apprécié ce contact, si bien que l'idée d'aller plus loin lui avait traversé l'esprit, mais à présent....

Lentement, la belle se glissa dans l'eau, s'approchant du jeune homme. D'ailleurs en parlant de cela... Il avait été fort mignon lorsqu'il l'avait appelé jeune fille... Elle qui avait l'âge d'être sa grande mère. Enfin bon, ce genre de chose arrivait constamment, Nalinra ne faisait absolument pas ses soixante ans. Quoi qu'il en soit, la ßødb n'avait nullement l'attention d'en rester là, par la faute de ce garçon, à présent elle avait envie... terriblement envie. Une fois proche lui, elle se glissa dans son dos, ses mamelons érigés effleurant la peau de Betelan.

« Je t'aie fais peur... ? Oh, j'en suis désolé... Si j'avais su que c'est ton premier baiser que je volais, je ne me serais pas permise. »

Vilaine menteuse. Une voleuse reste une voleuse et quoi de mieux que de voler ses premières fois à quelqu'un. Après tout, si elle venait de prendre son premier baiser, pourquoi ne pas lui prendre plus ? Un sourire léger se dessina sur ses lèvres charnues et la jeune femme baissa le regard sur le corps du jeune homme... La myriade de gouttelettes d'eau qui ruisselaient le long de sa peau le rendait encore plus désirable, là dans ce coin sombre des thermes.

« Que est ton nom mon garçon ? Regarde moi... Je ne mords pas tu sais... enfin, pas toujours. »

Lentement, Nalinra leva la main et la posa sur le dos de Betelan, caressant sa peau humide et approcha son visage, laissant son souffle tiède effleurer sa peau. Voilà trop longtemps qu'elle n'avait pas prit plaisir à toucher un homme. Bolder avait été le seul, le vrai... et à présent mort depuis trente ans. Peut-être était-il temps d'avancer... Nal perdit son sourire à cette pensée. Non, avancer voulait dire renoncer à sa vengeance, hors Lorhêdon devait payer de sa vie pour son acte. Le regard voilé de tristesse, Nal retira sa main doucement, le cœur battant. Avait-elle l'esprit et le cœur aussi sombre pour profiter aussi honteusement de ce pauvre garçon ? Ah bien y réfléchir, oui... Mais peut-être trouverait-elle dans ses bras un réconfort qu'elle s'interdisait depuis trop longtemps. Avoir une telle espérance de vie si longue était à la fois un merveilleux présent mais aussi horriblement une malédiction... Juste lorsque l'on reste seul constamment. La solitude peut très vite devenir votre pire ennemie.




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Ce message a été posté le Lun 17 Fév - 23:43.
La confusion est de mise, mes amis, alors que le rideau se lève. D'un côté, la séduisante femme, visiblement déroutée par la réaction de notre héros, à senestre, tendu et immobile, en pleine lutte intérieure. Souffle suspendu, alors que l'eau cristalline clapote contre leurs corps nus. Un état si confus qu'une fois encore, il se laisse surprendre par son mouvement, son approche.

Le mantra de son Maître était inutile, il fut forcé de le constater. Esprit faible, si faible, contre les besoins, contre les envies du corps. S'il avait été plus fort, il serait parti, aurait fait fi de sa vision enchanteresse, lui aurait tourné le dos, sans remords, sans arrière-pensée, sans regard en arrière. Mais il se rendait bien compte qu'il en était incapable. Qu'il se sentait comme hypnotisé par sa vision, par le souvenir de ses lèvres, de son corps collé au sien.

Il n'était pas totalement ignorant, il savait ce qui le troublait, connaissait les raisons de cet état qui le figeait. Mais il avait été élevé dans la conviction que l'esprit était plus fort, que le corps devait rester pur et éloigné de cette tourbière. La certitude que, quoiqu'il arrive, il parviendrait à surmonter les épreuves. Plusieurs fois, il avait su atteindre cet état de semi-conscience, cette transe, ce calme qui vidait totalement son esprit et lui permettait d'avoir des gestes précis et efficaces. De chasser également tout sentiment superflu. L'horreur, la peur, l'attente, la culpabilité. Dans ces instants qu'il avait l'impression d'avoir survolés, tuer lui avait paru facile.

Et pourtant, devant cette femme qu'il n'arrivait pas, malgré ses dires préalables, à considérer comme une menace, il se trouvait démuni. Il se sentait comme un cerf aux abois, figé devant la flèche du chasseur. Et quel chasseur... Ses sourcils se froncèrent, une seconde, lorsqu'il prit conscience que le temps avait passé, et qu'elle n'était plus en vue. Ses muscles se détendirent presque imperceptiblement, et un léger soupir de soulagement lui échappa. Elle était partie. Il se demanda même si elle n'avait pas été qu'une vue de l'esprit, dont il pourrait avoir honte et à propos de laquelle il lui faudrait faire amende honorable. Auprès de personne, bien sûr. Son Maître n'était plus, et les Dieux... S'il trouvait une clairière accueillante, peut-être aurait-il la chance d'atteindre la sérénité des arbres vénérables.


Quelles que soient ses pensées, son calme de façade ne dure guère. A la seconde même où elle se glisse derrière lui, l'effleure, il bondit, avant de s'immobiliser, l'air effaré, encore plus immobile qu'avant, pierre immuable dans cet océan souterrain miniature.

Elle n'était pas partie. Il l'avait redouté. Il l'avait espéré. Il l'avait attendu. Il en avait eu peur. Alors oui. Il aurait voulu lui répondre que oui, elle lui avait fait peur. Elle l'avait même terrifié, parce qu'elle avait mis au jour la plus grande crainte qu'il ait jamais eue. Celle qu'il n'était pas à même de remplir son devoir. Celui pour lequel il avait été choisi. La hantise qui l'avait étreint, enfant, le reprit. N'était-il devenu apprenti que par dépit? N'était-il qu'une solution de secours, de dernière minute? Parce qu'il était "mieux que rien"?

Il avait l'impression d'avoir perdu toute voix, toute volonté. Il était défait avant même d'avoir débuté la bataille. Une rage née de ses doutes, de l'incertitude, du désir brûlant qui l'étreignait, chassa les vestiges de plus d'une décennie d'enseignements. La voix de son Maître disparut de son esprit, éclata comme une bulle de savon, et il se détendit à nouveau, cette fois visiblement, et un sourire naquit sur ses lèvres pleines. Pour un instant, un instant au moins, il n'était plus un Danseur de Lames, il n'était plus un Protecteur, il n'avait plus d'honneur à garder, de règles à respecter. Il n'était plus que Lan, un jeune homme de dix-neuf ans avide de découvrir ce que cette femme pouvait avoir à lui offrir.

Il réalisait, bien sûr, son ironie. Il doutait sincèrement qu'elle aurait hésité. Ou qu'elle aurait pu le deviner, car elle ne lui avait guère donné l'occasion de s'exprimer, avant de franchir la limite qu'il s'était pourtant promis de ne jamais violer, le poussant à jeter aux orties tout ce qu'il avait jamais connu. Folie, douce folie, brûlante folie, qui menaçait de le dévorer.

Mais il avait retrouvé sa voix, retrouvé, son insouciance et son arrogance. Son courage également, alors qu'il se retournait, comme elle le lui avait demandé. Un vestige d'appréhension l'empêcha de tout à fait poser sa main sur sa taille, l'effleurant à peine du bout de ses doigts calleux. Il lui sourit, l'air d'un adolescent satisfait d'avoir fait une bêtise, et se pencha vers elle:


"N'est-il pas d'ordinaire admis qu'il faut se présenter, avant de demander le nom de la personne à qui l'on vient de voler un baiser?"

A cet instant, il semblait n'avoir honte de rien. Ni de sa voix chargée, ni de son corps tendu, ni de l'anticipation dans ses yeux. L'humidité faisait furieusement boucler ses cheveux d'un roux violent, et la chaleur faisaient cascader des gouttelettes salées sur ses muscles et cicatrices. Malgré l'inconfort qu'il aurait dû ressentir, il poursuivit:

"Cependant, je vais par le nom de Lan. Mais prends garde, je pourrais bien avoir envie que tu finisses par me mordre. Et y prendre goût..."

Et voici comment s'achève la seconde scène, mes amis voyeurs et voyageurs. Le rideau retombe sur la scène, alors que notre jeune héros ose enfin, après moultes tergiversations, poser ses mains plus habituées à caresser une lame qu'une peau étrangère sur la taille fine. Sait-ils, mes amis, ce à quoi il s'engage? Ou signe-t-il simplement un contrat dont il ne pourrait imaginer les conséquences?


Lan parle en Steel Blue : #236B8E

L'épine du Mal

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Ce message a été posté le Mar 18 Fév - 16:03.
U
ne fois encore, Nalinra fut prise au dépourvu.
D'abord fuyant, timide, perdu... Voilà que le garçon changeait radicalement de tempérament. Malicieux, tentateur, joueur. Nalinra pencha la tête sur le côté tout en le regardant se retourner et se présenter. Probablement un surnom... La belle détailla le corps sculptural du jeune homme ruisselant d'eau et esquissa un sourire malicieux.

« Enchantée Lan... Je suis Nal. »

La belle se laissa approcher, caresser. Curieux, Lan semblait prendre plaisir à la toucher sans toutefois dépasser les limites et le manque de respect... Voilà un brave garçon qui saurait lui donner ce qu'elle désirait. Lascivement, la voleuse se colla à lui, plantant son regard océan dans celui de Betelan, caressant ses épaules puis descendit sur ses pectoraux. Voilà trop longtemps qu'elle n'avait pas profité du corps d'un home. Et quel corps, sous ses airs de jouvenceau le rouquin était à croquer et son corps était particulièrement désirable. L'érection de Lan contre son ventre plat lui arracha un frisson de désir et tout en approchant son visage, la belle murmura.

« Tu n'as vraiment aucune idée de ce qui t'attends, n'est-ce pas... ? »

Pauvre garçon. C'était comme signer un pacte avec le diable... Être entre les bonnes grâce de Nal ne faisait pas pour autant de lui un chanceux. S'il allait jusqu'au bout, alors jamais plus elle ne le lâcherait, il serait sien, son jouet, il aurait son attention de bien des façons... Parfois bonnes, parfois mauvaises. Quoi qu'il en soit, il avait pris son choix et en donnant son accord, il venait de signer le pacte avec le démon... Nalinra sourit faiblement, crochetant la nuque de Betelan d'une main et de l'eau ses cheveux et plaquèrent ses lèvres contre les siennes. Le souffle coupé, c'est avec passion qu'elle prolongea le baiser, suffisamment pour raviver chez le rouquin le désir comme lors du baiser précédent.

« Viens... Je vais faire de toi un homme à présent. »

Prenant la main du garçon, elle longea la roche pour retourner se cacher derrière, loin des regards indiscrets. Les thermes n'avaient jamais semblé aussi chaudes qu'à cet instant alors que dans un coin sombre, Nal embrassait Betelan de plus belle, laissant ses mains palper son corps, son intimité fièrement dressée.




Soyez gentils avec moi ! Je n'ai encore mordu personne...

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Ce message a été posté le Mer 19 Fév - 0:06.
Lan, Nal... Un grand sourire étira ses lèvres. Les coïncidences avaient-elles véritablement leur place en ce monde? Malgré les dieux en lesquels il ne croyait pas, malgré ce qu'il avait découvert du monde. Oh, bien sûr, il ne pensait pas que leur rencontre avait été écrite, ou que les Dragons l'avaient mise sur sa route. Tout comme il ne songeait pas que cette épreuve qu'il rencontrait, à laquelle il succombait, et qui prenait la forme d'une envoûtante brune aux yeux bleus, soit véritablement cela. Une épreuve pour tester sa fidélité à ses vœux. A leur cause.

"Je suis plus qu'enchanté de faire ta connaissance, Nal."

Un clin d’œil impertinent accompagna sa remarque, alors que ses mains effleuraient lentement ses côtes, savourant sa peau douce et humide sous ses paumes marquées par des années de pratique de l'escrime. Leur baiser fut profond, excitant, bien plus qu'avant encore, car la surprise ne se mêlait plus à la sensualité. Cette fois, il était... plus qu'enthousiaste pour participer.

Cependant, il ne put empêcher sa peau tannée par des années passées en plein air de rougir légèrement sous le sous-entendu. De toute évidence, c'était clair comme de l'eau de roche. Il était un peu vieux pour son niveau d'expérience, il en était conscient. D'autant plus pour un saltimbanque. Par les Dragons, tous ses amis avaient été déflorés pendant leur treizième année au maximum, et pas dans des maisons de passe! Les jeunes femmes de la campagne aimaient l'exotisme d'une troupe itinérante, et les corps sculptés des travailleurs du spectacle. Ainsi que la perspective de ne pas être forcées de se marier, au demeurant.

Lui-même s'en était empêché pendant bien trop longtemps. Il se contenta donc de hausser une épaule, et d'embrasser la main qu'elle glissa dans la sienne. Certes, il n'avait jamais fait ce qu'ils s'apprêtaient à faire, mais il avait une plutôt bonne idée de la façon dont c'était censé se passer. Et pour le reste, il se disait que l'instinct le guiderait. Après tout, il s'agissait d'un acte naturel, et la nature était quelque chose qui coulait dans ses veines de Vaughñ. Il la suivit sans rechigner derrière les rochers, un sourire taquin aux lèvres, plus que prêt à "devenir un homme".


Le rideau tombe sur la troisième scène alors que les deux amants occasionnels s'étreignent fougueusement, silencieusement, sous les arches de pierre, les vapeurs faisant perler la transpiration sur leur peau nue et luisante. Il s'écarte à nouveau pour dévoiler la dernière scène du dernier acte, et nous les voyons, désormais séparés, mais encore légèrement haletants, adossés aux rochers.

Notre héros, en un geste probablement tendre, pose la main sur la joue de la femme et l'embrasse légèrement, une dernière fois, avant de lui souffler:

"Si jamais... tu as envie de parler un jour. J'appartiens à une Troupe de saltimbanques, le Soleil Vert. Hum... Demande Lan, ou simplement un danseur roux, et c'est sur moi que tu tomberas, forcément."

Un sourire timide, une légère rougeur sur ses joues, et le voilà parti, tournant le dos, sans crainte des conséquences, à la femme avec laquelle il a rompu ses vœux de chasteté. Au milieu du bassin, il plonge la tête sous l'eau brûlante, et il s'extirpe, nu comme au premier jour. Je vous vois d'ici, Mesdames. Mais il ne le reste pas longtemps. Juste le temps pour lui de se sécher et d'enfiler son éternelle tunique bleue, ses braies et ses bottes hautes, avant de quitter la pièce, avec à peine un regard en arrière, ses cheveux humides et violemment bouclés lui gouttant sur les épaules.

La fin annoncée. La dernière scène. Le dernier acte. Applaudissez, Dames et Damoiseaux, alors que devant vos yeux ébahis s'est posée la première pierre sur le pas de la chute d'un homme vertueux. Suivez-le du regard alors qu'il quitte le ventre de la terre et rejoint, avec un soupir abasourdi, la conscience de son acte pointant à peine le bout de son nez, l'air libre et le chemin qui le mènera à sa roulotte...


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Solitude dans les thermes

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