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Larmes d'encre

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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 05/03/2014
MISSIVES ENVOYÉES : 14
PIÈCES : 0 Couronne d'Or, 0 Pistole d'Argent, 15 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Hømmes.
MON ÂGE EST DE : 14 Printemps
ON ME RECONNAIT COMME : Princesse d'Ædelmær
DANS MES POCHES, IL Y A : Des rubans de soie froissés, un mouchoir renfermant des sablés aux amandes effrités, des bonbons au caramel un peu fondu, un bouchon de liège tenu par une longue ficelle, deux lanières de viande séchée, un bâton de fusain préservé dans du papier, quelques feuilles vierges soigneusement pliées en quatre.
CRÉDITS : ©anndr.
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Ce message a été posté le Dim 9 Mar - 20:05.
S'éveiller dans la chambre de son frère aîné n'était plus une surprise, mais en ces temps troublés et en son cœur ravagé de chagrin, ce fut une exquise sensation qui calma la tourmente de son âme endeuillée. Les yeux mi-clos, elle contempla le plafond pendant de longues minutes, laissant la trame de son sommeil s'étioler au rythme d'une profonde respiration. Dès que ses idées furent limpides, la jeune princesse se glissa hors de l'immense lit et s'approcha de la vasque d'eau pour y laver son visage ainsi que sa gorge.

Se sachant seule dans les appartements du Prince, elle pu délasser en toute tranquillité les rubans de sa chemise et paraître nue. Saisissant l'éponge, elle profita de la tranquillité d'une ablution matinale où le contact de l'eau glacée acheva de chasser l'engourdissement de son corps. Frissonnante, elle couru jusqu'au sofa où reposait sa robe et s'empressa de l'enfiler pour se réchauffer. Mais la sombre couleur des étoffes raviva le souvenir de son deuil et bien malgré elle quelques larmes vinrent perler ses joues.


-Père...

L'appel n'eut aucune autre réponse que le silence confiné de la chambre. D'un regard mélancolique, la jeune princesse balaya la pièce avant qu'elle n'approche du lit sur lequel ses mains glissèrent. Jouant de texture sur la soie des draps où les fils d'or des bordures représentaient des dragons en plein envoles, elle porta le tissu à son visage pour y enfouir le nez. L'odeur masculine imprégna ses sens, calma ses larmes et lui permit de retrouver un peu de son sang froid. Le parfum de Dithrub avait calmé nombre de ses frayeurs nocturnes et fait de cet endroit l'un de ses rares sanctuaires. Seuls lieux où elle pouvait abaisser le masque de sa bonne humeur, elle savait que dans cette chambre personne ne la jugerait pour autre chose que ce qu'elle était : une enfant terrifiée. Un sourire tendre ourla ses lèvres.

D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle avait passé plus de nuits dans l'immense lit du Prince que dans sa propre couche, faisant parfois la frayeur de sa nourrice qui trouvait à l'aube une chambre vide de toute Princesse. Mais Dithrub savait se montrer persuasif et malgré les années qui s'écoulaient, l'adolescente n'avait jamais eut le courage de lui refuser ce caprice. Surtout après la froide distance que l'aîné s'était imposé dans leur jeunesse, Greine craignait trop que l'incident ne se reproduise au moindre écart, aussi elle venait dormir avec lui bien qu'elle soit femme en son corps et lui depuis longtemps en age de se marier. Mais si rumeurs il pouvait il y avoir d'une telle proximité entre un frère et une sœur, les goûts particuliers du Prince Dithrub en terme de "compagnie" ôtaient rapidement tout arguments aux langues fourchues des plus médisantes.

Ainsi donc les deux jeunes gens continuaient de se rassurer l'un l'autre durant ces longues nuits d'hiver, du moins jusqu'à ce que le Prince ne décide à nouveau d'aller battre la campagne en solitaire pour vaincre ses propres démons. Laissée pour la seconde fois, Greine avait du affronter seule l'agonie de leur Père ainsi que l'abandon progressif de Gwendaëlh, surchargée par les responsabilités qui lui incombaient. Trop dépendante de Dithrub par bien des aspects, la jeune princesse se retrouva incapable de confesser sa peine à ses autres frères et sœurs, n'osant pas les incommoder de sa souffrance infantile. Elle préféra s'enfermer dans une bulle d'ignorance, offrant sa douceur et sa joie de vivre au reste de la famille pour qu'ils puisse supporter cette période difficile.

Mal lui en prit, car la nouvelle du décès fut comme une véritable gifle qui la plongea dans un état de stupeur et d'hébétude frôlant l'autisme. Elle qui avait eut la fantaisie et la candeur de croire encore au rétablissement du monarque, se trouvait devant le lit du défunt à contempler un visage marqué par une longue lutte de souffrance et de peine. Masque de mort si pâle qu'il lui sembla sculpté dans le marbre. Et cette vision fut si traumatisante, que Greine refusa d'approcher de la Cathédrale Blanche, quand bien même Ide et Gwendaëlh l'encouragèrent à se présenter au peuple et à offrir les derniers hommage à son Père. S'habillant de noir, de violine ou de gris, la jeune princesse ne prenait plus la peine de rire ou de danser, prise dans l'émoi d'un Deuil bien trop cruel pour ses frêles épaules.

Et cela faisait presque une semaine qu'elle n'osait plus sortir du palais, elle qui d'habitude ne supportait pas l'enfermement, se trouvait incapable de franchir les lourdes portes donnant sur le reste de la Cité Grise. Cloîtrée dans ses appartements, elle n'avait eut de cesse de noyer son chagrin dans la lecture d'innombrables ouvrages de Contes et Légendes de tout Ædelmær, répertoriant ceux qui traitaient des Dieux-Ailés dans plusieurs cahiers aux couvertures de bois gravé. S'isoler du monde extérieur lui semblait le meilleurs moyen d'étouffer ses larmes, retranscrivant sa peine au travers du noircissement d'encre de dizaines et de dizaines de pages.

Heureusement, le retour de Dithrub avait permis à la jeune fille de retrouver quelque peu ses sens et lentement elle cessa de poser sur son entourage un regard absent pour reprendre quelque peu goût à la vie. Sans pour autant oser sortir du Palais, elle retrouvait timidement son sourire. Et pour l'heure, la Princesse Greine s'occupait les mains en tirant les draps sur le lit de son frère, attendant son retour avec la patience qu'elle éprouvait toujours à l'égard de son aîné. Il reviendrait à elle, comme toujours. Alors ils pourraient peut-être discuter, partager cette peine qui serraient leur cœur d'une même perte. Oui, elle avait hâte d'entendre à nouveau le son de sa voix. Et en parlant du loup... Greine se détourna de sa tâche en entendant la porte s'ouvrir.


-Bonjour, mon frère.

Dit-elle d'une voix étouffée par la tristesse quand bien même elle s'efforça d'afficher un doux sourire. Elle tendit les mains vers lui, paumes vers le bas, afin de l'inviter à une étreinte qui apaiserait les derniers restes de ses frayeurs nocturnes.

-Comment te portes-tu ?

Même s'il lui brûlait d'envie de lui demander où il avait passé la nuit, elle préféra d'abord s'inquiéter de sa santé, qu'elle soit mentale ou physique.
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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 07/10/2013
MISSIVES ENVOYÉES : 133
PIÈCES : 6 Couronnes d'Or, 16 Pistoles d'Argent, 18 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Ðragons.
MON ÂGE EST DE : 23 ans
ON ME RECONNAIT COMME : Ainé de la Famille, Chevalier du Roi et son Conseiller
DANS MES POCHES, IL Y A : Deux armes, deux armes redoutables qui peuvent être le prolongement de ses mains. Des objets, en forment de griffes, offerts par Alastran. Dithrub les chéris. Il possède aussi des onguents.
JE SUIS AUSSI : Madite [A venir]
CRÉDITS : Abaddon
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Ce message a été posté le Lun 10 Mar - 18:08.
Les couleurs de l'aurore chassent son bleu manteau au ciel immortel. Les visages des deux lunes s'effacent au profil des nuages de coton et d'envol d'oiseau. Du parc surélevé s'entend le début des brouhaha. Des âmes viendront s'égarer ici. Et, ce sera un adieu au cocon intimiste. Toutefois, malgré cette réalité, aucun regret ne te parcourt, Dithrub. Les heures partagées furent suffisantes. Cette nuit a bien immortalisée les premiers instants d'un deuil commun.  

C'est d'un air quasi absent que tu contemples le balancement des branches du vieux chêne au dessus de ta tête. Tes paupières se ferment. Tu ne ressens en ton être que les palpitations d'un cœur un brin écorché. Il te boude, toi qui refuse d'être l'esclave de ton souhait. Grand bien lui en fasse. Il est loin le temps où il agissait en maître incontesté. Tu sais te contrôler. Sur ta poitrine, tu croises tes bras. Tu penses à ce qui t'attends.

Lorsque tu reviens imposer à nouveau l'éther de tes yeux bleus, c'est pour partir. De toi, on peut se souvenir du balancement de ta crinière d'ivoire et le tintement de tes nombreux bijoux à chacun de tes pas. Fièrement tu montes les marches et tu retournes dans les galeries profondes du Palais. D'un œil extérieur, les cavités, les passages, de la Montagne et la grandeur du Palais donnerait l'impression d'un monstre opulent.

Habitué à évoluer en sa gueule, tu ne t'arrêtes plus sur la grandeur. C'est un détail de seconde importante que tu relayes dans un coin perdu de ton être. Tu ne penses maintenant qu'à retourner en tes appartements où dort la douce enfant. Chaque seconde perdue altère ta chance de venir avant que la tristesse n'ouvre ses pétales pourpres en sa poitrine d'adolescente.

Dans la dernière ligne droite, un regroupement de princesses et sénateurs te présente leur condoléance. Tels des vautours, ils grappillent ton précieux temps. Tu t'empêches d'ouvrir la voie élégamment. Après un échange de politesse, on s'écarte de toi. Et, tu reprends ta marche. L'écho de tes bottes s'entend enfin de la chambre. Tu ouvres la porte qui te sépare de ta douce princesse.

Derrière toi tu fermes le rempart entre l'extérieur et l'intérieur de tes appartements. Un sourire, plein de soleil, se glisse sur ton visage au vue de ta cadette. Le masque de glace du Prince se fissure et s'émiette. Il n 'y a maintenant d'extériorisé le Grand Frère. Un grand frère qui en silence, garde le battement d'un cœur blessé à l'écoute de cette voix, chargée de tristesse.

« Greine. »

Devant ses paumes baissées, sollicitation à l'étreinte, tu bondis. Tu enjambes les quelques mètres qui vous séparent. Tes bras s'enroulent autour de sa silhouette gracile. Dragon de ton joyau, tu berces la prunelle de tes yeux. Puis, envol papillon, l'une de tes mains remonte. Tes doigts se perdent en l'océan de cheveux blonds. Papillonnes sur la joue. Tu déposes un doux baiser sur le front aimé.

« Oui. Et, je vais bien mieux en voyant ton doux visage. » Un sourire de Prince charmant fleurit sur tes lippes.  « Pardonne moi de ne pas être revenu avant la fin de ton sommeil. »

Tu la relâches, presque par obligation. Tu attrapes la brosse posée sur la coiffeuse. Et, les rondeurs de tes lunes rejoins le velours incarnadin d'un fauteuil. Tes bras s'ouvrent en une invitation muette de s'asseoir sur tes genoux. Elle devine sûrement d'avance que tu refuseras d'en démordre. Tu tiens à te tenir présent en ces rudes heures.  Le plus présent possible.
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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 05/03/2014
MISSIVES ENVOYÉES : 14
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Ce message a été posté le Mar 11 Mar - 18:44.
Le sourire de son aîné fut le baume qu'elle attendait depuis son éveil. La caresse d'un soleil qui ne brillait que pour elle. Conquise par ce regard outre-mer qui la couvait, elle baissa un instant par pudeur alors que lui revenait la nostalgie d'un premier amour d'enfant. Combien de fois avait-elle clamée que Dithrub deviendrait son époux ? Provoquant la tendresse de sa Mère et la légère jalousie de son père ? Après tout, les papa souhaitent être le chevalier et l'étincelle dans le regard de leurs petites filles. Malheureusement pour Caspian, le petit cœur de la jouvencelle ne battait alors que pour Dithrub. Les yeux posés sur ses mains délicates qui disparurent si aisément dans celles de son frère, un sourire amusée étira ses lèvres roses. Tant de souvenirs doux-amer à présent que le Roi était mort.

Aussi, la frimousse illuminée d'une joie encore timide en cette période endeuillée, elle replongea dans ses interrogations silencieuses. Avait-elle le droit de rire tandis que leur Père reposait encore au milieu de la Cathédrale du Domaine Gris ? Pouvait-elle faire entendre sa voix au delà d'un murmure plombé de chagrin alors que Feu son père n'avait pas encore rejoins le caveau familiale ? Personne ne l'avait préparé à vivre une telle épreuve, et pour une fois Greine regrettait d'avoir couru les jardins au lieux d'assister à ses cours d'Étiquette et de protocole. Peut-être que son professeur aurait-il su lui donner une ligne à suivre ou quoi que ce soit qui puisse rendre cette phase, si ce n'est moins douloureuse, moins compliquée à appréhender.

Mais pour l'heure, ça n'avait guère d'importance. Entre elle et Dithrub, il n'y avait pas de formalité. Ils se connaissaient trop bien pour qu'ils soient freinés par de telles futilités sociales. Non, Greine avait fondue en larme pour la première fois dès le premier soir du retour du Prince, lâchant des semaines entières de retenues. La crise avait été telle, que la Princesse avait sombré dans un lourd sommeil chargés de sanglots hystériques. Depuis, son frère refusait de la laisser seule plus de quelques minutes, effrayé à l'idée qu'elle ne replonge dans les affres d'une telle détresse. Seulement, à présent qu'il était rentré pour de bon, il n'existait plus une seule raison pour qu'elle contienne tant de souffrance. Surtout quand il lui suffisait de passer quelques minutes avec Dithrub pour que sa peine s'allège.


-Ce n'est rien. Chacun doit prendre le temps pour soit et l'important c'est que tu sois là maintenant.

Elle lui fit un sourire, écho à celui qu'il lui offrait avec tant de naturel. De tendresse, elle pencha la tête et vint enfouir le nez contre la paume qui, un instant plutôt, papillonnait sur sa joue. Cherchant à prolonger la caresse d'une volée de secondes supplémentaire, elle huma l'épice de son odeur et cru reconnaître l'espace d'un instant celle d'Alastran. Puis il s'écarta, laissant un froid remplacer la chaleur de leur corps et lui tirer un long frisson d'abandon. D'un regard amusé à le voir saisir la brosse, elle esquissa un sourire plus franc à l'invitation muette qu'il lui offrit. Par jeu et habitude, elle commença par refuser d'un signe de tête avant de céder pour venir jucher son petit corps frêle sur les cuisses du Prince. Elle pesait même pas cinquante kilos, n'ayant encore que la peau sur les os, même si depuis quelques mois les changements dans son corps lui faisaient prendre du poids pour qu'enfin son corps gracile ne s'arrondisse des courbes féminines.

-Juste une tresse, s'il te plait.

Elle ferma ensuite les yeux, savourant la sensation de la brosse aux poils de soie qui passait inlassablement dans sa chevelure d'or. Elle aimait le léger tiraillement des nœuds sur son cuir chevelu, le chatouillement sur sa nuque mais surtout le fait d'être pouponné de la sorte par son frère. Chevilles croisées et mains posées sur ses cuisses, elle resta quelques minutes silencieuse avant qu'enfin elle n'ose prendre la parole. C'est que le sujet pouvait être épineux, surtout en connaissant le désir d'intimité que Dithrub pouvait bien éprouvé concernant sa fuite abrupte quelques mois plus tôt.

-Je n'ai jamais eut l'occasion de quitter la Capitale. De voir d'autres contrées que la proche campagne qu'il m'est possible de contempler depuis les hautes remparts du Domaine Gris.

Les yeux baissés sur ses mains, Greine se mit à jouer avec les brodures mauves de sa robe en velours. Ses mains fines à la peau dorée par le soleil tranchaient sur l'épaisse noirceur de ses vêtements en deuil et le contraste suffit à mettre la jeune fille mal à l'aise. Aussi elle vint plutôt jouer sur les perles d’améthyste qui constituaient l'un des nombreux colliers qui ceignaient sa gorge délicate. Reprenant son courage à deux mains, elle finit par poser la question qui brûlait ses lèvres depuis près d'une semaine :

-Pourquoi es-tu partis, Dithy ? Est-ce que... Est-ce que tu ne supportais pas de voir Père dans cet état ?

Elle n'osa pas continuer, craignant de paraître sermonneuse dans l'afflux soudain de ses questions et de ses suppositions. Mais il fallait qu'elle sache, aussi elle souffla d'une petite voix :

-Ou bien ai-je fais... quelque chose de mal ? Si ce sont mes farces, je ne recommencerais plus ! La grenouille dans le tiroir d'Ide, je ne savais pas qu'elle était vénéneuse ! En plus, c'est moi qui lui passait du baume sur ses rougeurs ! Alors ça compte pas...

Greine gonfla un peu les joues en une bouille boudeuse, le regard levé vers le plafond aux souvenirs qui affluait. Oui, cette blague était vraiment vraiment stupide ! Surtout qu'une des lavandière du Palais s'était faite congédier quand on avait soupçonné que la grenouille s'était glissée dans un des paniers au lavoir privé et royal du Domaine. heureusement, la petite Princesse avait su tenir sa langue et n'avait pas été grondée par Gwendaëlh. Dommage pour cette pauvre servante, mais avec une cruelle candeur, Greine était persuadée que la femme trouverait un autre travail d'ici peu. Quoiqu'il en soit, elle fixa son frère avec un regard doux et triste, prête à le faire craquer en utilisant tout les moyens à sa disposition.
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SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 07/10/2013
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Ce message a été posté le Ven 14 Mar - 13:11.
Le deuil, noir de suie, fait succomber l'enfant. Sa douleur, amère et âcre, pourfend son corps d'une lance de sang et de souffre. Sous le poids de sa peine, doucement elle tombe. Elle devient presque une poupée de chiffon sous les clameurs de sa torpeur. Tu imagines presque les lignes de l'arme qui transpercent la prunelle de tes yeux. Comme un cœur qui palpite, elle vit et ne connaît nul trépas Te revêtant de l'armure brillante du chevalier, tu obstrues le chemin à la parasite. Et, tu cherches à l'exfolier définitivement de la petite Greine.

C'est le valeureux but que tu t'es fixé depuis ton retour dans le berceau qui t'a vu naître.  Tu tiens à revoir sur ces boutons de rose,  un chaud sourire. Tu souhaites t'abreuver de nouveau de ses rires et ses danses. C'est ainsi que tu connais et aimes Greine. Et pour tout t'avouer, le Palais semble si triste sans la sonate de ses éclats. Tu es décidé. Tu parviendras à la sortir de sa détresse. Tu en sortiras conquérant. Ces six jours à te battre contre les ravages que cause des sanglots de feu et d'acide sur les blanches joues de la Princesse, ne sont que le début d'une longue bataille.

Tu parviens déjà fébrilement à gagner du terrain. Ta présence ramène en ta cadette, la chaleur d'un soleil d'été. Satisfait de ta brève réussite, tu attends, là, bien sagement assis sur le fauteuil. La brosse entre les doigts, tu la dévores de tes bleus lagons. Tu te remémores le jour de ton arrivée ici. Ereinté par ta longue chevauchée à travers les contrées, tu n'aspiras qu'à souffler. Tu cherchais celle qui te manquas le plus. Tu t'illuminas en voyant les boucles blondes de ta cadette. Et, quel ne fut ton grand désarroi devant la tristesse de ton joyaux. Greine, lovée dans le creux de tes bras, laissait libre cours à ses flots. Sensible à sa tristesse, tu l'avais rassuré. Du bout de l'index, tu recueillis les perles de ses larmes.

Sous ton ordonnance, on te tint au courant brièvement. Tu aimas le courage dont elle fit preuve ces derniers jours. Un sourire s'était même dessiné aux commissures de tes lippes, Prince Ailé. Et juste après, tu la portas jusqu'à tes appartements. Elle et toi, avez besoin de repos. Après de longues heures de veille, vous vous endormiez. Depuis ce jour, tu perpétues ce rituel. Pour rien au monde, tu ne le changera. C'est à cela que tu penses au moment même où ton trésor exprime un non à ton invitation muette. Ton expression faciale se traduit facilement en un : Es-tu certaine ? Comme tu t'y attendais, elle jonche son corps sur tes genoux. A sa demande, tu ne peux t'empêcher de répliquer.

« C'est comme si c'était fait, ma Douce Princesse. »

Les poils de soie glissent en sa crinière d'or. Tu prends un réel plaisir à la pouponner. Cela se sent à la brosse qui dénoue la chevelure de blé. A tes doigts, qui ensuite, tressent amoureusement. Concentré, tu l'écoutes. Cependant, tu ne réponds pas immédiatement. Tu ne lances qu'un étrange regard réprobateur pour la bêtise.  La tâche achevée, tes bras s'enroulent autour de la taille.

« Greine. Ne t’incombe pas une faute dont tu n'es pas l'origine. La raison de mes voyages à travers les contrées n'était ni de ton fait, ni de l'état de notre Père. Je peux te le jurer sur la tête des Dieux Dragons ou le corbeau que nous avons recueilli ensemble autrefois.. » Ta joue se colle contre la sienne. « Il fallait que je parte pour obstruer le trou de mon cœur. » Après un silence de plomb. « Si j'étais resté, je n'aurais pu m'empêcher de ravager ses lèvres des miennes. J'aurais commis la pire erreur de ma vie. »

Et cela. Au nom de l'amour... Ces mots. Tu ne les diras point. Ton futur, c'est une fuite d'eau qui remplit l'océan. Une mer nommée incertitude. C'est quelque chose qui t'empêchera de jouir d'un doux repos. Tu en es bien conscient. De dépit, tu lèves la tête.

« Mes voyages m'ont permis de retrouver la paix. »
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Ce message a été posté le Mar 18 Mar - 15:31.
La sensation des doigts parcourant sa chevelure lui arrachèrent quelques frissons d'un plaisir coupable. À ce corps qui lentement quittait l'enfance pour s'épanouir dans une adolescence frémissante, il éveillait jour après jour ses sens aux plaisirs et aux timides découvertes charnelles. Ainsi, de simples gestes anodins éveillaient au creux de son nombril une braise timide alors que la vue d'un couple dans le Parc lui soutirait soupirs et sourires rêveurs, quand bien même s'imaginer embrasser véritablement un homme lui donnait encore cette petite grimace enfantine au dégoût amusé. Malgré elle, ses lectures s'orientaient sur les quelques romans épistolaires consignés dans la bibliothèque familiale, retranscriptions d'Amour Courtois de quelques générations antérieures entre un chevalier et sa princesse.

Peu désireuse de s'aventurer dans l'âge adulte, la jeune Greine luttait contre l'inexorable évolution de son corps en s'obstinant à négliger son apparence. Ses cheveux n'étaient bien souvent retenus que par quelques rubans torsadés, aucun maquillage ne venait grimer sa jolie frimousse et ses vêtements ne mettaient pas en valeur les courbes délicates de sa silhouette. Elle avait la fâcheuse tendance à fuir les bals, s'isolant dans les recoins les plus sombres du Parc ou s'enfermait carrément dans sa chambre pour étudier. Ses cours de danses s'effectuaient en comité réduit et ses rares prestations n'étaient destinés qu'à sa famille. Aux peu nombreuses tentatives de la jeune princesse à bien paraître, la vue de sa sublime sœur aînée, Ide, réduisait à néant ses timides avancées en la matière.

Cependant, pour avoir entendu plusieurs fois les bonnes et les servantes discuter dans les couloirs de leurs aventures nocturnes avec tel ou tel nobles, la jeune princesse savait ce que cela signifiait. Irrémédiablement, elle grandissait et finirait bien par succomber au charme d'un quelconque soupirant et ce, même si elle désirait préserver tout son être au seul homme qu'elle estimait : son frère aîné. Aussi elle ne pouvait que ressentir de la culpabilité à frémir sous les doigts bienveillant de Dithrub, sachant que jamais une telle relation ne pouvait s'envisager entre eux, pour des raisons aussi nombreuses qu'évidentes, mais dont la principale était que son frère soupirait déjà d'amour pour quelqu'un d'autre. Et si son cœur d'adolescente en souffrait, elle ne pouvait qu'espérer voir celui qu'elle aimait obtenir enfin l'attention qu'il méritait.Mais ça ne semblait pas gagné d'avance !

Le cours de ses pensées fut interrompu par la voix grave aux inflexions réprobatrices de son Prince. Avec un petit soupir, elle glissa une mèche derrière son oreille, palpa la tresse qu'il venait de lui faire puis vint se blottir contre son torse. Petit oisillon enfermé dans la cage de ses bras, elle ferma les yeux et appuya sa joue contre une épaule, le nez perdu dans les mèches toutes aussi blondes que les siennes. Au parfum de savon et de fleurs d'oranger qui émanaient de sa propre personne, la chevelure de Dithrub avait une fragrance musquée, presque animale. Plus forte à la base de sa nuque, Greine s'était toujours demandé d'où son frère pouvait tiré une telle essence. Pour elle, cela lui rappelait de très vieux souvenirs, réminiscences d'une époque lointaine et oubliée. Parfois, lorsqu'elle fermait les yeux, elle avait l'impression de sentir un vent froid fouetter son visage et d'entendre les battements puissants d'ailes de quelques colosses légendaires... mais la fugace sensation s'estompait toujours avant qu'elle ne puisse la discerner, ne laissant en son cœur nostalgique qu'un trouble immense.


-Laisse ce pauvre corbeau reposer en paix... Je te crois.

Elle entrouvrit les yeux et se redressa pour croiser son regard. Un sourire amusé étirait ses lèvres aux souvenirs de ce volatile qui avait semé la zizanie dans le Palais pendant des semaines. Si au début l'animal s'était montré docile, il avait rapidement élu domicile non loin des appartements de la Reine, lui volant ses bijoux dès que l'occasion se présentait. Trop intelligent pour son propre bien, le corbeau avait fini par être tué d'un jet de fronde et son nid détruit pour y récupérer nombres d'objets disparus... dont étrangement la dent en or de la Grande Tante Justinÿa. Véritable mystère que la façon dont le corbeau s'était pris pour la lui voler ! Quoiqu'il en soit, Greine avait tant et si bien pleuré à gros sanglots la mort de son ami à plume, que le Roi avait cédé pour lui offrir un sublime paon albinos que l'enfant avait boudé pendant des semaines avant de lui arracher toutes les plumes pour s'en faire une cape... le pauvre animal n'y avait pas survécu.

Le silence fut brisé par l'aveux terrible de son frère aîné, faisant frémir la jeune fille d'un émois qui fit perler quelques larmes à la bordure de ses grands yeux saphirs. D'une main, elle caressa les cheveux de son frère puis vint déposer un long et tendre baiser sur son front. Geste maternel au demeurant, elle lui fit un sourire et chatouilla son nez du siens en petits mouvements taquins. Elle savait quel nom se refusait à prononcer Dithrub, mais par respect pour les sentiments refoulés de son frère, elle se jura de ne pas le souffler. Ce secret serait l'un des nombreux qu'ils partageaient, et elle ne voulait pas perdre la confiance de son aîné. Cependant, le voir si triste lui fit peur, car elle craignait de le voir à nouveau disparaître, ou pire : se renfermer à jamais.


-Mon frère... Je n'ai guère d'expérience en ce domaine, mais j'ai compris en ces temps troubles que la vie est une chose bien fragile et capricieuse. Vivons nous assez longtemps pour nous permettre de douter et d'attendre ? Pouvons-nous nous permettre d'expirer notre dernier souffle le cœur chargé de regrets ?

Elle prit le visage aux traits nobles et fiers de son frère entre ses mains délicates, pressa son front contre le sien, ferma les yeux et continua dans un murmure à peine audible :

-Est-ce que des sentiments aussi purs et sincères que les tiens peuvent réellement détruire la relation qui vous unis déjà tout deux ? Bien des choses vous séparent, mais combien vous réunissent ? Sur la balance de tes sentiments, que te souffle ton cœur ?

Lentement, elle rouvrit les yeux pour plonger le bleu igné de ses prunelles dans les siens, cherchant à lui transmettre tout son amour et sa confiance en ce long et silencieux regard. Elle finit par venir déposer un chaste baiser sur ses lèvres et souffla avec tendresse :

-Nous avons déjà un deuil à porter. Pourquoi souhaites-tu t'imposer celui de ton amour ?

Soyez gentils avec moi ! Je n'ai encore mordu personne...

SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 07/10/2013
MISSIVES ENVOYÉES : 133
PIÈCES : 6 Couronnes d'Or, 16 Pistoles d'Argent, 18 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Ðragons.
MON ÂGE EST DE : 23 ans
ON ME RECONNAIT COMME : Ainé de la Famille, Chevalier du Roi et son Conseiller
DANS MES POCHES, IL Y A : Deux armes, deux armes redoutables qui peuvent être le prolongement de ses mains. Des objets, en forment de griffes, offerts par Alastran. Dithrub les chéris. Il possède aussi des onguents.
JE SUIS AUSSI : Madite [A venir]
CRÉDITS : Abaddon
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Voir le profil de l'utilisateur http://aedelmaer.forumactif.org/t43-dithrub-amnon-d-aed http://aedelmaer.forumactif.org/t141-le-prince-aile-et-son-cercle-d-intime-ou-d-ennemi http://aedelmaer.forumactif.org/t142-dithrub-amnon-d-aed-il-tentera-de-repondre-a-tout-ou-presque
Ce message a été posté le Lun 14 Avr - 14:49.
L’idolâtrie d'un petit oiseau réfugié entre tes bras apporte sur tes lèvres le balbutiement d'un sourire. L'amour de ta sœur t'élève et te rend conquérant.  Sur son visage, elle peut sentir le velours de tes bleus yeux. Tu contemples la beauté de ses saphirs couvert par le rideau de ses paupières. Son visage si chérit. Du bout des doigts, tu caresses sa tête et tu susurres des paroles. Tu jures sur des choses intouchables pour mieux la rassurer qu'elle n'était pas la raison de ta fuite. Ô jamais elle ne le sera la source de ta douleur, rance amertume. Tu arrêtes tes mouvements. Ta paume revient se nicher, à plat, en haut de son dos. Tu la vois lever son visage pour mieux confronter les mers de vos regards. Un autre sourire s'affiche à l'écoute de sa voix fluette et douce..

« Bien.. Comme tu le désireras. »

Ce corbeau, par les dragons, Greine, l'a tant aimé et tant pleuré. Tu savais qu'un jour, lorsque cet oiseau disparaît, des amandes de ses prunelles, s'échapperaient des larmes. Infâme roue de la vie. Et,  bien que tu avais connaissance de ces prochains tourments, tu n'allais contre. L'oiseau recueillis s'approchait d'un ami. Il lui apprenait la responsabilité de s'occuper d'un être vivant. Ses évasions causaient préjudices, tracas et rire. Et d'une fronde, Reyem s'éteignit. Tu chasses de ta mémoire ce petit interlude. Tu avoues à demi mot la réelle raison de ton absence.

Confidence et secret. Sur un plateau, tu y déposais ton cœur. De son baiser maternel sur ton front s’épongea ta tristesse. Elle savait celui que tu suscitais sans énoncer son nom. Ton désespoir, tout un récit imprimé sur des noires pages. Et, où la fin restait une mortelle désillusion. Les Dieux dragons ont fait en sorte que tu aimes le seul homme que tu ne puisses avoir. Même avec un jeu de patience et de la chance, tu savais que ta succincte envie d'amour partagé restait fort improbable. Fleur de glace, tu semblais bien bête à souhaiter l'impossible. Flétrit en toi la fleur de tes sentiments.

Un soupir latent s'envole de la porte de tes lippes. Alors que tu sens l'abandon flasque et amer, la flèche de ses mots perce son noyau. De sa panse évasée, l'amertume s'écoule de toi telle une immense fuite d'eau. Revenant doucement à la surface, tu ne dis mots à sa bouche sur la tienne. Tu es surpris et tu n'en tiendras pas rigueur. Ton doux trésor te sauva de la noyade. Tu réfléchira au pour et au contre, au bien et au mal. Mais.. Pas maintenant.

« Merci. »

Léger chuchotement. Et, à ton tour, tu déposes un chaste baiser sur son front, emprunte de malice et tendresse. Tes pouces frôlent ses pommettes, longent le galbe de ses rondes joues.  Longtemps, tu ne fais que regarder ton précieux bijou.

« Sortons. » Léger silence.  « Il n'aurait pas souhaité que tu restes enfermée derrière les mur du palais. » Tes lèvres viennent à la rencontre de son lobe.  « Lorsque les deux lunes s'uniront à la nuit, tu sauras pourquoi tu ne parvins pas à me sortir de mes abysses. » Tu t'écartes. Un petit sourire de malice naquis aux commissures de ta bouche, Dithrub. « Me feras-tu l'honneur de m'accompagner pour ma sortie ? »
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Larmes d'encre

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