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Un nouveau matin

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Soyez gentils avec moi ! Je n'ai encore mordu personne...

SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 16/02/2014
MISSIVES ENVOYÉES : 8
PIÈCES : 0 Couronne d'Or, 0 Pistole d'Argent, 15 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Hømmes.
MON ÂGE EST DE : 23 années
ON ME RECONNAIT COMME : Enfant de Dagda
DANS MES POCHES, IL Y A : De l'air, des miettes de biscuits, une souris appelée Grise et quelques menus objets de voyages, ainsi que sa canne de marche.
CRÉDITS : Kit par moi-même, dessiné par Loish
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Voir le profil de l'utilisateur http://aedelmaer.forumactif.org/t209-khaalesh#617 http://aedelmaer.forumactif.org/t213-peregrinations-de-khaalesh http://www.youtube.com/watch?v=cSH-_ScN6G0
Ce message a été posté le Ven 21 Fév - 10:21.
Assise sur le rebord d'une fontaine à un croisement de deux rues, elle appréciait de sentir la fraîcheur de la pierre grise sous ses pieds nus. Fourbue par cinq journées de marche, le petit matin blême la surprit dans la capitale, les premiers rayons d'un soleil froid caressant sa joue. Elle savoura cet instant de répit. Elle avait posé ses bottes de marche à côté d'elle, légèrement cachées sous sa tunique de voyage rouge et sa jupe de la même teinte d'un carmin profond. Les rues étaient encore calmes, loin de l'agitation qui les enflerait bientôt. Elle bailla largement, ayant marché toute la nuit et une partie du soir précédant. Son dernier somme dans une étable remontait à déjà deux jours et elle s'appuyait à son bâton de marche comme une plante fragile sur un tuteur. Elle ferma les yeux, insouciante des tire-laines - elle ne possédait rien, après tout, en dehors de la souris dans sa poche, ses vêtements et son bâton.

Agitant ses orteils pour les dégourdir, elle avait l'impression de pouvoir s'endormir toute assise qu'elle était. Quelques lève-tôt erraient autours d'elle, lui jetant des regards curieux sinon indifférents. L'odeur de pain fraîchement cuit venant de l'étal d'un boulanger lui mit un instant l'eau à la bouche. Elle avait finit ses provisions un peu plus tôt dans la nuit, lors d'un bivouac frugal et solitaire mais était à présent trop fatiguée pour quémander du pain. Khaalesh aimait sentir vivre autours d'elle la grande ville qu'elle n'avait encore jamais vue. La mort du roi lui semblait l'occasion de s'y rendre : il y aurait maintes histoires à entendre et maintes à conter. Elle avait souvent imaginé la capitale, sans pouvoir vraiment se la figurer et à présent, elle reposait en son sein comme l'enfançon au sein de la mère, bercé par sa rumeur, par les voix naissantes et la vie balbutiante du point du jour.
Elle ignorait de quoi serait ce nouveau jour. Elle ignorait qui elle croiserait, comme un infini chant de possibles, aussi vaste que les étoiles. Lasse, elle n'avait vu grand chose de la ville à son entrée, en dehors des gardes qui l'avait laissé aller et venir sans lui nuire, par égard pour son statut. Le rouge qu'elle portait et son dénuement ne pouvait mentir.

L'Enfant de Dagda finit par se forcer à se relever, après avoir réalisé que ses yeux s'étaient fermés plus longtemps qu'un simple clignement de paupières et qu'elle avait bien dû dormir plusieurs minutes entières sur le bord de la fontaine sans vraiment s'en rendre compte. Elle voulu remettre ses bottes et s’aperçut de leur disparition en haussant un sourcil brumeux qui s'éleva presque jusqu'à la masse de ses cheveux d'un brun lisse et froid. Elle ne vit pas, à l'angle d'une ruelle, trois galopins qui riaient sous cape, les bottes dans leur giron. La belle en rouge haussa finalement les épaules et chercha quand même la trace de ses bottes...


Je ne vis que dans le chant, la danse et le don de mon corps. Enfant de partout et de nulle part à la fois, laisse-moi donc écouter ton histoire. Fais-moi don de tes secrets, apaise ton cœur et repars au matin allégé de tes fardeaux...

Soyez gentils avec moi ! Je n'ai encore mordu personne...

SUR ÆÐELMÆR DEPUIS LE : 14/02/2014
MISSIVES ENVOYÉES : 10
PIÈCES : 0 Couronne d'Or, 0 Pistole d'Argent, 15 Sous de Cuivre
JE SUIS DE LA RACE : des Slevín.
MON ÂGE EST DE : 24 ans
ON ME RECONNAIT COMME : esclave
CRÉDITS : Pixiv Id 1241621 / 1654258 # Zerochan
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Ce message a été posté le Dim 2 Mar - 19:17.
-Kyr, quand tu auras fini de ranger les tuniques tu iras me chercher du pain pour midi.

-Oui monsieur.

Le jeune Slevin se levait tôt depuis qu'il avait été acheté par un tailleur vivant en centre-ville. Il pensait se retrouver chez un tyran qui fait faire un travail inhumain à son larbin mais depuis qu'il était dans l'atelier de son maître, Kyr n'avait eu qu'à faire ce que fait un assistant. Ranger les tuniques, nettoyer, préparer à manger, aller faire des courses. On peut dire qu'il n'était pas mal tombé. En plus de ça, son propriétaire n'avait pas demander beaucoup d'explication au sujet des événements qui ont conduit Kyr à son statut d'esclave.

Avant les premières lueurs du soleil et l'ouverture du magasin, Kyr devait mettre en ordre les objets de vente et aller faire deux trois courses. Ce qui fut le cas pour aujourd'hui. Lorsqu'il sortait, il mettait les vêtements qu'on lui avait donné lorsqu'il fut acheté, pour que, selon son maître, on ne le traite pas comme un animal ou comme un objet. Il avait eu une grande chance de tomber sur un maître assez intentionné.

Le soleil commençait à peine à se lever que Kyr se dirigeait vers une boulangerie à un croisement de rue, proche d'une fontaine, en centre-ville. L'odeur du pain lui arrivait déjà au nez qu'il croisa,assise au bord d'une fontaine, une jeune femme vêtue de rouge. Kyr avait déjà entendu parlé de ce genre de personnes. Ils étaient appelés les enfants de Dagda. Vagabonds à qui toutes les portes étaient ouvertes. La jeune femme avait l'air fatiguée mais Kyr passa son chemin, ayant une course à faire. Mais il ne pouvait empêcher son coté altruiste de le tirailler. De ce fait, il commanda un autre pain au boulanger qu'il commençait à connaître pour l'offrir à la jeune femme.

En attendant que le pain cuise, Kyr regarda la petite place. Peu de gens étaient dans les rues ce qui lui permis de voir trois enfants subtiliser ses chaussures à l'enfant de Dagda pendant que celle-ci dormait. Enfin de son point de vu il lui semblait qu'elle dormait.

Il dit au boulanger qu'il allait régler une affaire et qu'il reviendrait très vite. Il se dirigea vers les trois petits diablotins qui riaient au coin d'une ruelle et, tout en les regardant de sa hauteur, leur demanda avec le plus gentil des sourires de rendre les affaires de la jeune femme. Il devait un peu leur faire peur avec cinquante centimètres d'écart. Ils lui rendirent immédiatement et filèrent comme le vent à travers les ruelles. Les bottes en mains, il fit demi-tour. Ce qu'il n'avait pas vu, c'était que la jeune femme était réveillée et qu'elle était à la recherche de ses bottes.
 

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